Vendredi 9 mai 2008
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12:00
UN mot , des mots
Bonjour , toutes et tous !
un peu lassée de mon énorme CA dont je ne vois pas le bout (il faut dire que je sandwiche avec d'autres lectures !) j'ai pris hier soir un livre de jack Kérouac que j'avais acheté il y a
quelques mois et complètement oublié ! Il n'est pas fatigant à lire au lit : 92 pages ! C'est Le vagabond américain en voie de disparition , précédé de Grand voyage en Europe ! Eh oui
tout ça en 92 pages , mais c'est Kérouac ! Un style par moment banal , nul , me risquerais-je à dire , au risque de me faire insulter par ses fans et après tout ce serait justifié 'qui suis-je
pour juger Kérouac ?' , mais enfin j'ai décidé de dire ce que je voulais sur ce blog , qui est pour moi avant tout un espace de liberté...Donc , je reprends : un style par moment banal , et puis
des passages inspirés qu'on relit plusieurs fois avec délice , comme un poème de Rimbaud , à qui Kérouac me fait penser par bien des côtés !
Quelques passages "illuminés" :
"Et il arriva enfin cet après-midi si doux , si calme , où nous commençâmes à voir la terre...
L'Afrique , j'aperçus les coupures dans les montagnes , les lits desséchés des torrents , avant de distinguer les montagnes elles-mêmes ; et je les aperçus enfin , avec leur or vert pâle , sans
savoir , jusqu'à cinq heures , qu'il s'agissait en réalité des montagnes d'Espagne ; le vieil Hercule était quelque part là-haut , soutenant le monde sur ses épaules , d'où le silence profond et
transparent de ces eaux qui menaient aux Hespérides - La douce étoile de Marie était là-bas , avec tout le reste , et plus loin j'apercevais Paris , ma grande et claire vision de Paris..."
Vision on ne peut plus subjective ! Je sais , certains vont me dire qu'il prenait toutes sortes de produits qui
lui donnaient des visions étranges , avec l'alcool en plus...Mais ça n'explique pas tout...Beaucoup de grands artistes étaient drogués ou alcooliques , souvent ce sont les plus géniaux , car ces
"substances "désinhibent le cerveau , lui rendant une liberté que la société , les habitudes lui ont volée !
Il faut accepter d'en payer le prix : la mort très jeune !...
"Un orage soudain me fit partir en courant le long de la plage....Tout d'un coup , sur les boulevards bordés de cafés et d'hôtels , le soleil
apparut , illumina les palmiers mouillés , et je ressentis alors une impression qui m'était familière . - J'avais déjà éprouvé cela - je pensai à tous les hommes ."
"...je descendis sans me presser un chemin de campagne pour contempler , de l'intérieur , le pays de Cézanne ; et je trouvai une ferme d'un brun mauve dans une riche vallée calme et fertile -
rustique , avec un toit de tuiles recouvertes d'une poudre rose , accumulée par le temps - une tiédeur douce , gris vert - des voix de jeunes-filles - des meules de balle de foin grises - un
jardin crayeux que l'on venait d'amender - un cerisier avec ses fleurs blanches - un coq chantant doucement à midi - de grands arbres de Cézanne au fond , des pommiers, des saules dans les champs
de trèfle; un verger , un vieux chariot bleu à l'entrée de la remise , un tas de bois , une clôture de lattes blanches et sèches près de la cuisine ".
Je crois qu'il voit là tous ces éléments avec les yeux de Cézanne , la profusion de notations de couleurs en sont la preuve ...
Je ne vais pas multiplier les citations , malgré le plaisir que ça me procure ! Vous pouvez lire si le coeur vous en dit ce minuscule livre de 92 pages
J'en viens au MOT que j'ai trouvé dans ce livre , et que je n'ai pas trouvé dans le dictionnaire Robert (qui me déçoit beaucoup depuis quelque temps !)
Pendant la traversée pour atteindre l'Afrique du Nord , le bateau sur lequel se trouve Kérouac essuie un tempête terrible , qui lui fait craindre le naufrage :
"..les marins n'avaient pas l'air autrement tourmentés par les flots immenses ; pour eux, c'était un " BOURAPOUCHE" comme un autre , ce qu'ils
appelaient un "trrrrès môvais temps".
Donc "bourapouche" est une grosse tempête . Kérouac se trouvait sur un bateau slovène , et il y avait peut-être bien des Espagnols parmi les marins !
Bref , je n'ai rien trouvé !!
Par jane
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Publié dans : Littérature , mots, réflexions
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Un petit retour fugace pour souffler le première bougie de mon p’tit blog et remercier tous les blogopotes de leur fidélité
@bientôt
Pour Kérouac, je l'ai lu il y a longtemps, et il ne m'a pas marqué. Il faut quand même se méfier parce que c'est traduit de l'anglais, donc le style dépend beaucoup du traducteur...
Kairouac , c'est par confusion avec kairouan je pense ! Gros bisous !
J'ai aussi cherché dans un dico de vocabulaire marin ... et ce mot ne se trouve nulle part !!
Il me fait penser à bourrasque ... qui n'est pas une tempête mais un fort coup de vent !!
J'ai essayé, désolée !!
Gros bisous Jane !
Il y a aussi un blog de myspace qui en parle, mais c'est illisible (noir sur fond marron, y'a des gens qui veulent pas qu'on les lise) : http://profile.myspace.com/index.cfm?fuseaction=user.viewprofile&friendid=71967763
Si tu as le temps et le courage de chercher...
Je viendrai chez toi ce soir , je vais marcher ! A tout'
Bonne soirée Gaby , bises et à+
Tiens, à propos de "coupures de texte" et "version light" un régal pour tes neurones... je te fiche le lien (je tourne en boucle en tentant vainement de trouver leur sketch du lac des Cygnes hé, hé)
http://fr.youtube.com/watch?v=F8Pmff1Niyg
BOURAPOUCHE !!
Moi aussi je suis un amoureux des mots et celui-ci m'a bousculé. Comme je savais que tous les KEROUAC(s) américains et canadiens étaient des bretons d'origine j'en avais déduit que peut être ce terme venait du breton.
Erreur, voici le résultat de mes recherches.
Pendant la tempête
– Mais, pendant la tempête, je n'étais pas si fier, je peux le dire maintenant, j'étais sûr que c'était la fin et j'ai bien vu alors que tout est Dieu, que rien n'est jamais arrivé sauf Dieu ; la mer déchaînée, le pauvre bateau solitaire et spectral qui s'en va au-delà de tous les horizons avec son grand corps torturé, sans conceptions arbitraires sur des mondes éveillés, sans myriades de Dévas portant la fleur angélique, honorant les lieux où le Diamant fut étudié, tanguant comme une bouteille dans ce vide hurlant ; mais bientôt ce seront les collines féeriques et les cuisses de miel des amantes d'Afrique, les chiens, les chats, les poulets, les Berbères, les têtes de poisson et tous ceux qui chantent et tournent avidement leur tête bouclée vers la mer, la mer avec son étoile de Marie et le phare mystérieux, maison blanche, qui se dresse là-bas – « Qu'était-ce donc cet orage, de toute façon ? » réussis-je à demander par gestes et charabia, à mon blond garçon de cabine (monte au mât sois blond Pip) et il me répondit seulement : « BOURAPOUCHE ! BOURAPOUCHE ! » en avançant les lèvres ; plus tard, grâce à une passagère qui parlait anglais, j'appris que ce terme ne signifiait rien d'autre que « Vent du nord ». C'est le nom qu'on donne au vent du nord dans l'Adriatique. –
Jack Kerouac, Grand voyage en Europe
http://carnetsdusiecle.hautetfort.com/archive/2010/06/27/on-the.html
Les racines bretonnes de l'écrivain américain Huelgoat DE NOTRE CORRESPONDANT
Yves Pouchard | 10.07.2000
JACK KEROUAC, le père (nord-américain) de la « beat generation », inspirateur entre autres de Bob Dylan ou de Joan Baez, était bien breton comme il l'a toujours prétendu. Trente ans après la mort de l'écrivain, une généalogiste, Patricia Dagier, a résolu l'énigme de ses origines, qu'elle raconte dans un livre (1). Hier, à Huelgoat, dans le centre du Finistère, trente-trois cousins du « clochard céleste », venus spécialement d'Amérique du Nord, ont dévoilé une plaque honorant leur ancêtre commun, Urbain-François Le Bihan de Kervoach. C'est cet homme que l'auteur de « Sur la route » avait tenté de retrouver lui-même, sans succès, en 1965, lors d'un séjour à Brest. Trois mille descendants « En 1721, jeune clerc chez son père, notaire à Huelgoat, Urbain-François est accusé de vol. Il préfère s'embarquer pour le Nouveau Monde, raconte Patricia Dagier. Au Québec, il fait le commerce de fourrures avec les Indiens et, pour brouiller les pistes, modifie son nom régulièrement. Ainsi, sur son acte de mariage, il signe Le Bris de Kervoach, et c'est sur ce faux que Jack Kerouac et les siens se sont longtemps appuyés pour tenter de retrouver leur ancêtre. Quand, après recoupements aux archives nationales de Québec, nous l'avons découvert, il y a juste un an, il est devenu possible de remonter la lignée. Kerouac est le nom d'un hameau de Lanmeur, dans le nord du Finistère, où les Le Bihan habitaient avant d'ouvrir leur étude à Huelgoat. » Aujourd'hui, trois mille descendants du fils du notaire vivent au Canada et aux Etats-Unis. « Tous des cousins de Jack Kerouac, même si l'orthographe peut varier, explique Clément Kirouac, président de l'Association des familles Kirouac Inc. Le « e » se prononçant « i » en anglais, l'état civil a souvent orthographié le nom avec cette variante. Il est exceptionnel de ramener des gens descendant d'un émigré comme nous sur les terres de celui qui fit souche à l'étranger. Je crois que Jack aurait été content d'être là. » Le prophète de la liberté sans contraintes ni territoires, de son vrai prénom Jean-Louis, était paradoxalement obnubilé sur la fin de sa vie par la découverte de ses origines. Durant son enfance, son père n'avait cessé de lui répéter : « Ti-Jean, n'oublie jamais que tu es breton. » (1) « Jack Kerouac : au bout de la route la Bretagne » de Patricia Dagier et Hervé Quéméner ; Editions An Here, Kergleuz, 29480 Le Relecq-Kerhuon.
Le Parisien
Cet article a été publié dans la rubrique Spectacles
http://www.lepa
Bourapouche... a été coupé dans sa toute fin.
Quéméner ; Editions An Here, Kergleuz, 29480 Le Relecq-Kerhuon.
Le Parisien
Cet article a été publié dans la rubrique Spectacles
http://www.leparisien.fr/loisirs-et-spectacles/les-racines-bretonnes-de-l-ecrivain-americain-huelgoat-de-notre-correspondant-10-07-2000-2001494254.php
Je demandais surtout dans un P.S. s'il m'était possible de retrouver un texte ( paru sur ce blog il y a 1 ou 2 ans.) écrit par le général De Gaulle.
D'avance merci